La préparation d’un exposé oral
La présentation orale
Des stratégies pour l’écoute d’un discours
oral
Références
La préparation d’un exposé oral
Avoir une présentation orale à faire peut être désagréable
pour plusieurs personnes. Pourtant, ce genre d’exercices s’apparente à
plusieurs situations auxquelles on a à faire face dans la vie de tous les
jours.
Il est possible de diminuer considérablement la dose de
stress qui nous envahit avec une bonne préparation et quelques trucs
anti-stress.
Exploration d’un sujet
Lorsque l’on a un exposé oral à préparer, il faut choisir un
sujet ou respecter le sujet qui est imposé. Dans un cas comme dans l’autre, il
sera important d’explorer plusieurs facettes du sujet pour sélectionner les
aspects que l’on abordera dans la présentation orale.
La première manière de réfléchir à notre sujet, c’est de
faire un remue-méninge (en anglais : brainstorming).
Cette étape est simple, elle consiste à écrire toutes les idées qui nous
passent par la tête. Le remue-méninge exclut toute censure, il faut
tout noter, même les idées les plus farfelues et les plus absurdes. Ces idées
mènent parfois à d’autres idées qui seront encore meilleures. Après avoir noté
toutes les idées imaginables, à tête reposée, il est maintenant possible de
faire le tri entre les bonnes et les moins bonnes idées. Les idées conservées
pourraient alors être les points importants de votre exposé, ce sur quoi vous
devrez faire les recherches.
Il est aussi possible de fonctionner avec
la méthode de l’entonnoir. Pour ce faire, il faut partir
d’une idée très vaste et très générale. En éliminant les aspects qui nous
intéressent le moins et en accentuant ceux qui nous intéressent le plus, on est
capable de diriger ce sujet général vers un sujet plus précis, plus facile à
travailler.
Peu importe le moyen que l’on aura choisi pour orienter
notre sujet, il sera essentiel de faire quelques recherches, histoire d’en
savoir un peu plus et d’ainsi, mieux informer notre auditoire. La recherche
sera plus facile à faire puisque notre sujet sera plus délimité et plus précis.
Organisation d’une présentation orale
Après avoir trouvé nos idées et les informations que l’on
veut donner, il faut organiser le corps de notre exposé. Il s’agit alors de
décider dans quel ordre on va présenter nos idées. Il ne faut pas oublier que
les auditeurs ne connaissent pas autant le sujet choisi, il faut donc penser à
organiser les idées de la manière la plus claire et la plus intéressante qui
soit.
Pour y arriver, on peut organiser toutes les idées en
aspects plus généraux. En fait, la structure d’un exposé sera exactement la
même que
la structure d’un texte écrit. Il est donc
tout aussi important de faire un plan.
La structure générale de l’exposé va changer selon le type
d’exposé qu’il faut faire, comme pour les
différents types de textes
écrits.
Une chose revient par contre irrémédiablement :
l’introduction et la conclusion. Il est essentiel de présenter le sujet au
groupe et de conclure les idées, à la manière des textes écrits.
L’introduction peut représenter la partie la plus large d’un entonnoir :
le sujet est plus général, il n’y a pas vraiment de détails. Le développement
va se concentrer sur des informations précises et des détails, il représente
donc une section plus petite d’un entonnoir. Quant à la conclusion, elle
propose une nouvelle ouverture sur le sujet général, elle peut donc se
représenter comme l’ouverture d’un nouvel entonnoir juxtaposé au premier.
Trucs pour la présentation orale
L’objectif de la présentation orale est de présenter notre
sujet aux autres. Il s’agit donc de se pencher sur les informations qui sont
les plus captivantes et de montrer à la classe en quoi ce sujet était
intéressant, quelles idées sont ressorties lors de la recherche et de la
préparation.
Parfois, ce n’est pas la matière à dire qui rend la
présentation orale difficile, mais le stress, voici donc quelques trucs pour le
diminuer ou le contrôler.
Faire un court plan de ce qu’on doit dire. Il s'agit de
quelques mots clés qui permettront de se retrouver dans ses idées au cas où on
les oublierait. Le plan sera plus facile à consulter au milieu de l’exposé que
le texte intégral. Il est aussi possible d’écrire le plan au tableau de
manière à ce que les autres comprennent l’organisation de la présentation.
Pratiquer son texte avec une ou deux personnes à la maison (c'est
gênant mais on sera moins nerveux devant la classe). Noter les endroits où on
se trompe le plus souvent...
Revoir les informations que l’on veut dire. S’assurer de
bien connaître notre sujet. Si on veut être sûr de ne pas oublier des chiffres
ou des dates importantes, on peut utiliser des fiches qui ne contiennent que
ces informations.
Se pratiquer la veille de la communication. Le matin, une
dernière fois mais pas nécessairement à l'école. Le faire en se levant. À
l'école, revoir seulement ses idées.
Passer dans les premiers, si possible. De cette façon, le
stress aura moins le temps de s'installer.
Prendre un bon déjeuner le jour de la communication (on
performe mieux le ventre plein que vide!).
Parler le plus calmement possible en prenant de grandes
respirations. Si on oublie quelque chose... ne pas chercher trop longtemps...
passer à l'idée suivante. On peut toujours se permettre de dire plus tard ce
qu’on n'a pas dit plus tôt.
La présentation orale
Le but de la présentation orale n’est pas de démontrer que
l’on est capable de retenir un texte entier et de le redire devant la classe.
L’exercice fait partie des types de communication. Le tout doit donc avoir
l’air le plus naturel possible.
Pour y parvenir, la première chose est de bien se préparer.
Lorsque l’on connaît très bien notre sujet, on peut alors arriver devant la
classe avec moins de feuilles et plus d’assurance. Si des idées nous
échappent, on saura alors mieux les trouver sur nos feuilles qui ne contiennent
que l’essentiel.
L’exercice ne consiste pas non plus à lire un texte devant
les autres. C’est pourquoi il est plus important de préparer les idées que les
phrases. Le ton sera alors plus naturel, plus communicatif et plus agréable à
écouter.
Il faut non seulement s’assurer que le support choisi soit
cohérent avec notre présentation, mais il faut tout autant s’assurer que tout
le groupe va pouvoir voir et entendre.
La prosodie
La prosodie est la manière de
parler : l’intonation, le rythme et les émotions. Afin de rendre un
exposé vivant et intéressant, il est essentiel de varier ces éléments.
Voici quelques idées qui peuvent aider à la présentation orale.
Pour chacun de ces aspects, il faut retenir que la
communication doit être intéressante et vivante. Il faut que les élèves qui
écoutent soient intéressés et aient l’impression qu’on s’adresse directement à
eux. Il faut donc prendre tous les moyens possibles pour faciliter l’écoute.
Articulation : Les mots sont prononcés correctement
et clairement
. Il ne faut pas
« mâcher » ses mots. Les personnes qui écoutent ne sont pas toutes
juste à côté, il faut alors s’assurer que les mots soient bien compris partout
dans la classe.
Débit : La vitesse est un problème courant. On a
trop souvent tendance, en raison de la nervosité, à accélérer le rythme.
L’idéal est de prendre des pauses entre les paragraphes ou les idées à exposer.
Tonalité : Le ton se doit d’être entraînant sans
être trop enthousiaste à moins que cela ne se prête au texte exposé (humour par
exemple). Le pire ennemi de l’élève est le ton monocorde qui pourrait endormir
jusqu’au plus attentif des auditeurs.
Volume : Il faut parler assez fort pour être
entendu sans casser les oreilles de ses collègues. C’est le fait de parler trop
faiblement qui est le plus courant. Pour éviter ce problème, on peut garder la
tête haute et ne pas se cacher derrière une feuille qui bloquerait tous les
sons.
Style : Se donner du style est payant, il faut
laisser notre personnalité sortir au grand jour lors d’un exposé, il vaut mieux
être plus naturel. Le style va donner un côté unique et intéressant à
l’exposé, une touche personnelle.
Vocabulaire : L’emploi d’un vocabulaire correct
ou soutenu est très important. Il faut éviter le langage trop familier. La
présentation orale est une forme d’évaluation; la qualité de la langue sera
vérifiée. Il ne s’agit pas par contre de lire un texte écrit. Le niveau
de langage littéraire et très riche n’est pas le plus approprié non plus.
Privilégier le langage correct avec un vocabulaire varié.
Tics de langage : Il est également préférable
d’éviter les « eeee » et les « pis » ainsi que les
répétitions abusives d’une même phrase ou expression (genre, comme, tsé…).
Le meilleur moyen de contrôler tous ces aspects est de
pratiquer plusieurs fois son exposé pour bien le maitriser et bien le
contrôler.
Dans la communication, le non verbal peut parfois donner
plus de sens que les mots que l’on dit. C’est alors important d’investir
autant d’énergie lors de la présentation que lors de la préparation. Si on a
l’air de s’ennuyer profondément pendant notre propre exposé, les gens qui
l’écoutent vont le trouver encore plus ennuyant.
La présentation orale est l’une des manières possibles de
communiquer ses idées, le but est donc de présenter ses idées de la manière la
plus intéressante possible pour l’auditoire. Voici quelques aspects qui
peuvent aider à rendre une présentation orale plus vivante.
Position - utilisation de l’espace : Il est
important de se tenir droit. On ne s’appuie pas sur un mur ou sur le tableau
(surtout que celui-ci est peut-être plein de craie). Pour occuper ses mains, on
peut soit gesticuler (mais par trop quand même), tenir une baguette si on veut pointer
quelque chose, avoir un objet quelconque dont on se servira durant l’exposé ou
encore avoir une feuille posée sur un livre (si on tremble, ça ne paraît pas).
Surtout ne pas mettre ses mains dans les poches.
Regards : Un vieux truc consiste, si le regard
des autres nous gêne, à regarder par-dessus la tête de ses collègues. On fixe
trois points au fond de la classe et on passe alternativement de l’un à l’autre
(sans abuser de la technique). Si on n’est pas gêné, on peut simplement
regarder les autres élèves sans fixer personne en particulier.
Mimiques : Il peut être pratique d’imiter
quelqu’un ou quelque chose mais attention de ne pas exagérer ce type de geste
non verbal.
Il faut éviter de mâcher de la gomme, de sourire trop,
d’avoir un air renfrogné ou trop décontracté.
On essaie de garder son calme tout en affichant un certain
enthousiasme.
Si on oublie quelque chose, on passe au point suivant quitte
à y revenir.
On doit respecter le temps qui nous est imparti.
On peut interagir avec le public si on est à l’aise.
Enfin, on termine en posant une question ou en recueillant
les commentaires des autres élèves.
L’essentiel est de toujours tenir compte du sujet que l’on
aborde et de l’atmosphère que l’on souhaite donner à notre exposé. Attention par
contre, un exposé doit tout de même contenir une majorité d’éléments sérieux
auxquels on ajoute de la vie et non une panoplie de blagues entre lesquelles on
glisse des informations de temps à autre.
Les supports visuels et auditifs
Pour appuyer les propos d’un exposé oral, il est possible et
même recommandé d’utiliser des images et des tableaux. Faire circuler une
image ou montrer un tableau sur un carton peut éviter de longues explications
confuses et rend l’exposé plus interactif.
Il y a plusieurs types de supports visuels, il faut alors
choisir celui qui convient le mieux à la présentation que l’on veut faire, à ce
que ce support visuel apporte de plus et au temps que l’on a pour faire notre
présentation. Il est alors possible de choisir entre : les informations
et les schémas que l’on peut représenter au tableau, les affiches colorées que
l’on accroche au tableau, les images que l’on fait circuler dans la classe, une
chanson, l’extrait d’un film ou d’un reportage, une présentation de
diapositives (Powerpoint), etc.
Les troubles du langage
Pour certaines personnes, la présentation orale est encore
plus stressante. En effet, des élèves souffrant de trouble du langage peuvent
trouver plus difficile l’exercice de parler en public.
Par exemple, pour les personnes souffrant du bégaiement, le
rythme de l’exposé oral sera moins fluide et moins facile à écouter
. Le bégaiement, qui touche 1% de la population, va faire
en sorte que certaines syllabes sont répétées en cascades, de manière
incontrôlable. Il est toutefois possible de traiter le bégaiement
avec un orthophoniste qui donnera des exercices de respiration et de
communication orale.
Pour les personnes souffrant
de dyslexie, certains mots vont être plus difficiles que d’autres à
prononcer : les dyslexiques vont avoir tendance à inverser des sons ou des
syllabes. Lors de l’apprentissage de la lecture, il est normal que
ce genre d’accrochages arrive. Par contre, chez les enfants dyslexiques, ces
accrochages ne se règleront pas d’eux-mêmes.
Des stratégies pour l’écoute d’un discours oral
Lors d’une période de présentations orales, il peut être
difficile de maintenir constamment le même niveau d’attention. L’écoute en
général n’est pas inactive. Elle implique des réflexions et des réactions.
C’est pourquoi l’écoute active peut être un moyen de
maintenir le niveau de concentration. Pour y parvenir, il faut être à l’affut
et se tenir constamment actif : prise de notes, noter des questions qui
passent par la tête, porter attention aux exemples et aux supports visuels et
auditifs.
Lorsque le cerveau fait des efforts pour comprendre et noter
ce qui est dit et entendu, l’écoute sera non seulement plus facile, mais aussi
plus efficace.